Chambre REgionale du SUrendettement Social

Association reconnue Mission d'Utilité Publique par Arrêté Préfectoral du 19.10.1999
Agrément Défense des Consommateurs par Arrêté Préfectoral du 18.12.2001
Prix National du Volontariat 1997

Objet de CRESUS ALSACE

Nos permanences

Paroles & échanges

Rapports annuels

CRESUS ALSACE

Où sommes-nous ?

CRESUS & les Médias

Contact

Accès Partenaires

7, rue Sédillot
BP 8
67064
STRASBOURG

CRESUS ET LES MEDIAS

Page
Suivante

Le médiateur à l'écoute de Crésus


Entre une visite à Euro-Info-Consommateurs à Kehl et l'installation d'un délégué à Sélestat, le médiateur de la République a rencontré, à Strasbourg, permanents et bénévoles de CRESUS ALSACE.
Une réforme, vite. S'il est un domaine en dehors de celui des tutelles qui lui tient également à cœur où Jean-Paul Delevoye, ancien ministre et aujourd'hui médiateur de la République estime qu'il faut agir
«concrètement et rapidement», c'est bien celui du surendettement. Il l'a redit hier à Strasbourg devant les responsables, permanents et bénévoles de la chambre régionale du surendettement social «Crésus», créée voilà quatorze ans à Strasbourg et qui a fait des émules dans une dizaine de régions françaises.
Cette étape dans un tour de France, entrepris par le médiateur de la République pour tenter de trouver une solution à l'aggravation du surendettement, touchant 1,5 million de. Français, s'est, aux dires même de Jean-Paul Delevoye, révélée positive. Les témoignages directs et sans langue de bois de nombreux intervenants juriste se consacrant à la formation des salariés menacés, bénévole introduit dans un collège, représentantes des deux organismes de crédit avec lesquels Crésus a conclu un partenariat (Accord et Cetelem), spécialiste du micro-crédit ou encore directrice de la division de la cohésion sociale du Conseil de l'Europe l'ont conforté dans sa conviction.
«Pédagogie du remboursement»

Dans une société où pour certains «le crédit est devenu un complément de salaires» comme l'a rappelé Gérard Obringer, aujourd'hui président de la fédération Crésus, il faut trouver «rapidement les bons garde-fous». Aussi Jean-Paul Delevoye a-t-il prêté attention aux arguments des partisans de la mise en place d'un «fichier positif», recensant la totalité des crédits d'une personne. Il connaît ceux des opposants, préconisant plutôt un «fichier négatif», où seraient répertoriés les incidents de paiements de la personne sollicitant un crédit.

03.90.22.11.30

03.90.22.11.39

Autres
CRESUS
En FRANCE

Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République. (Photo DNA - B. Meyer)

Sa religion à ce sujet n'est pas faite, un débat est prévu à la fin du mois. En revanche, il s'est dit très intéressé par le micro-crédit, que lui a présenté Jean-Louis Kiehl, vice-président de Crésus Alsace, sorte de substitution à l'aide sociale. La formule, qui inclut de facto une «pédagogie du remboursement» a d'ores et déjà permis «à un SDF l'achat d'un véhicule lui facilitant le retour au travail ou encore à un Rmiste le paiement d'un stage de coiffure».
Cette initiative de Crésus, lancée cette année (cf. DNA du 8 juin), ne s'adresse pas aux surendettés. Elle ne lui fait cependant pas oublier son souci de «
trouver un juste équilibre entre responsabilisation de ceux qui accordent les crédits et protection des emprunteurs», ainsi que l'a souligné son nouveau président Eric Sander, le directeur de l'Institut du droit local.

Jacqueline Ferez