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Le médiateur à l'écoute de Crésus
Entre une visite à Euro-Info-Consommateurs à Kehl et l'installation d'un délégué à Sélestat, le médiateur de la République a rencontré, à Strasbourg, permanents et bénévoles de CRESUS ALSACE. Une réforme, vite. S'il est un domaine en dehors de celui des tutelles qui lui tient également à cœur où Jean-Paul Delevoye, ancien ministre et aujourd'hui médiateur de la République estime qu'il faut agir «concrètement et rapidement», c'est bien celui du surendettement. Il l'a redit hier à Strasbourg devant les responsables, permanents et bénévoles de la chambre régionale du surendettement social «Crésus», créée voilà quatorze ans à Strasbourg et qui a fait des émules dans une dizaine de régions françaises. Cette étape dans un tour de France, entrepris par le médiateur de la République pour tenter de trouver une solution à l'aggravation du surendettement, touchant 1,5 million de. Français, s'est, aux dires même de Jean-Paul Delevoye, révélée positive. Les témoignages directs et sans langue de bois de nombreux intervenants juriste se consacrant à la formation des salariés menacés, bénévole introduit dans un collège, représentantes des deux organismes de crédit avec lesquels Crésus a conclu un partenariat (Accord et Cetelem), spécialiste du micro-crédit ou encore directrice de la division de la cohésion sociale du Conseil de l'Europe l'ont conforté dans sa conviction. «Pédagogie du remboursement»
Dans une société où pour certains «le crédit est devenu un complément de salaires» comme l'a rappelé Gérard Obringer, aujourd'hui président de la fédération Crésus, il faut trouver «rapidement les bons garde-fous». Aussi Jean-Paul Delevoye a-t-il prêté attention aux arguments des partisans de la mise en place d'un «fichier positif», recensant la totalité des crédits d'une personne. Il connaît ceux des opposants, préconisant plutôt un «fichier négatif», où seraient répertoriés les incidents de paiements de la personne sollicitant un crédit.
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