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Le Micro-crédit, « antidote au surendettement»
Le micro-crédit, levier de l'insertion, vise à faciliter l'accès aux prêts à des personnes à faibles revenus, par un système de garantie, pour leur (re)mettre le pied à l'étrier. La Caisse des dépôts, chargée dé gérer le dispositif, l'a présenté hier à Colmar aux partenaires potentiels alsaciens.. Outil de la loi Borloo, le fonds de cohésion sociale a été créé il y a un an et doté de 73 millions d'euros sur cinq ans. Son objectif: permettre à des personnes à faibles revenus (chômeurs, titulaires des minima sociaux); exclues des circuits bancaires, d'obtenir un prêt pour leur projet d'insertion sociale ou professionnelle, comme la création d'une entreprise. Le moyen: l'institution d'un système de garantie avec la prise en charge de 50% du risque par la Caisse des dépôts. Le prêt bancaire garanti par le fonds social peut servir à financer «un projet d'accès à la formation et à l'emploi, comme l'acquisition d'une voiture ou la location d'un logement». «Mais il ne peut pas être utilisé pour acheter une super-écran plat pour la Coupé du monde de foot», indique Patrick Baquin, directeur des partenariats à la Caisse des dépôts. Le système fait intervenir une banque, et un acteur social chargé de repérer 1'emprunteur, de le présenter au financeur et de l'accompagner en ;cas de difficultés. Le Secours catholique est partant dans 27 départements. Un appel a été lancé aux établissements financiers pour participer à l'opération; le groupe Banques populaires/Crédit Coopératif, la Caisse d'Epargne et le Crédit Mutuel ont été agréés. Une formule nouvelle en France «Un micro-crédit social bien accompagné, c'est l'antidote au surendettement», fait valoir Patrick Baquin. Le montant des prêts garantis par le fonds de. cohésion sociale se situe en moyenne entre 1000 et 3000€. Une enveloppe dé 12 millions d'euros est prévue en 2006, et 19 millions pour les trois ans qui suivent. «Contrairement aux Angles-Saxons, faire .du micro-crédit n'est pas dans la culture française», observe Patrick Baquin. La formule est nouvelle, reste à'inventer. Le micro-crédit professionnel pour la création d'une entreprise existe déjà, et devrait se trouver dynamisé avec le nouveau dispositif. «On aimerait doubler le nombre déstructures accompagnées». Le micro-crédit social est peu usité. D'où l'idée d'engager des expérimentations, comme celle qui va être lancée entre Laser/Cofinoga et Crésus Alsace. Dans l'esprit 'du fonds de cohésion sociale, fleurissent des idées originales comme un projet d'auto-école sociale à Mulhouse.
I. N.
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